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vendredi 4 juillet 2008

La ceinture



La ceinture de sécurité
La ceinture reste le meilleur moyen pour sauver des vies.

Alors que nos responsables politiques cherchent à réduire le nombre de victimes par des moyens parfois trop facilement répressifs, on apprend via une étude réalisée à la demande de l'IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière) que seulement 6 conducteurs et passagers avant sur 10 portent la ceinture de sécurité. La ceinture n'est donc toujours pas un bon réflexe en Belgique.

D'autant qu'à l'arrière, moins de la moitié des occupants pensent à s'attacher.

Ces résultats contrastent fortement avec ceux enregistrés dans d'autres pays comme le Canada ou la Suède, où le taux de port de la ceinture tourne autour de 90%. La ceinture reste pourtant le moyen le plus "rentable" pour améliorer la sécurité sur nos routes. Car il faut rappeler que depuis l'introduction de la ceinture à trois points, il y a environ 50 ans, aucun autre système de sécurité n'est parvenu à réduire, de manière aussi radicale, les conséquences de millions d'accidents à travers le monde.

1. Un changement de comportement difficile à obtenir
Au vu des ces nombreux atouts, on comprend dès lors que tous les experts internationaux recommandent l'augmentation du taux de port de la ceinture comme le moyen le moins coûteux et le probablement le plus efficace de faire baisser le nombre de tués et de blessés graves sur les routes.

Si la ceinture jouit d'un degré très élevé d'acceptation sociale, il n'en reste pas moins qu'un changement de comportement est difficile à obtenir. D'autant que le non-port de la ceinture n'est pas, à proprement parler, considéré comme un comportement asocial. En d'autres termes, contrairement à la vitesse ou à l'alcool, par exemple, on considère qu'un conducteur qui ne s'attache pas ne met pas en danger la vie d'autrui. Il en va tout autrement des parents qui ne prennent pas le temps ou ne font pas l'effort d'attacher leurs enfants en voiture. Ils dérogent ainsi à leur responsabilité et mettent en péril la vie d'êtres qui leur sont chers. Même constatation pour les passagers arrière qui, non attachés, se transforment en projectile en cas de collision.

Face à ces observations, pourquoi des conducteurs et passagers ne portent-ils pas leur ceinture ? Pour des raisons tout à fait irrationnelles; le fait de ne pas y penser, la gêne (manque de liberté) ou encore la paresse et la négligence sont, dans l'ordre le plus souvent cités par les conducteurs, passagers avant et arrière.

Si en Belgique, 6 personnes sur 10 bouclent leur ceinture, on constate des différences entre les hommes et les femmes. Ces dernières la portent davantage que les hommes (67% contre 57,3 % pour les conducteurs et 68.7% contre 48.8% pour les passagers avant). Autre différence, celle entre les régions. C'est à Bruxelles que le taux de port est le plus bas (56,9% conducteurs et 53.,5% passagers avant) et c'est en Flandre qu'il est le plus élevé (64,1% et 65,2%). En Wallonie, le pourcentage se situe entre les deux; 59,6% pour les conducteurs et 62,3% pour les passagers avant. Si l'on examine l'influence de la vitesse, on remarque que les personnes qui roulent à faible vitesse bouclent plus difficilement leur ceinture (à 30 km/h, 46,4% pour les conducteurs et 51,2% pour les passagers avant). Enfin, des différences sont également à noter pour ce qui est du jour et de la nuit. La ceinture connaît un succès nettement plus important le jour qu'il soit de semaine ou de week-end; 61.4% de jour en semaine pour les conducteurs contre 51.8% de nuit en semaine. Ce pourcentage descend à 47,4% (conducteurs) pour une nuit de week-end.

2. Sensibilisation mais aussi répression
En Belgique, les Etats Généraux de la Sécurité Routière ont décidé, en 2002, de faire de la ceinture l'une des principales priorités de la politique de sécurité routière. Concrètement, l'objectif est de faire passer, dans un premier temps, le taux de port à 67% à l'avant et à 55% à l'arrière d'ici l'année 2005. Pour 2009, le but recherché est de faire passer ce taux à 87% à l'avant et à 75% à l'arrière. Selon les estimations de l'IBSR, la réalisation en 2009 de cet objectif, signifierait que, par rapport à 2001, nous pourrions sauver chaque année environ 200 vies et épargner quelque 8.000 blessés graves et légers. En plus de cet aspect humain, la diminution du nombre de tués procurerait à la société un bénéfice de minimum 187 millions d'euros. Face à ces enjeux, on peut comprendre que ces efforts dans le domaine de la sensibilisation au port de la ceinture soient soutenus par des campagnes de sensibilisation (affichage, TV, ….) mais aussi de répression. Ces dernières sont destinées à modifier radicalement le comportement des usagers. Jusqu'à présent, le risque de se faire contrôler en cas de non-port de la ceinture dans notre pays n'était pas très élevé. Mais cela devrait changer dans les mois à venir, les autorités ayant décidé d'augmenter le nombre de contrôles.

A titre informatif, les personnes qui sont verbalisées parce qu'elles n'ont pas bouclé leur ceinture ou parce qu'elles véhiculent des enfants non attachés correctement, encourent une perception immédiate de 50 euros et une amende allant de 55 à 1.375 euros.

3. Un aperçu des atouts de la ceinture de sécurité
- Le rôle premier de la ceinture consiste à empêcher que les occupants du véhicule ne soient projetés contre les parois de l'habitacle ou les uns contre les autres, ou encore qu'ils ne soient éjectés du véhicule. Quelqu'un qui est éjecté d'une voiture risque cinq fois plus de mourir que quelqu'un qui est attaché.

- De manière générale, la ceinture réduit de plus de 40%, le risque de traumatisme crânien et d'environ 50% le risque de décès ou de lésions en cas de collision.

- Celui qui porte la ceinture a des chances de survivre à un accident jusqu'à 100 km/h. Sans ceinture, le risque d'être tué existe à partir d'une vitesse de … 20 km/h.

- A l'arrière aussi, l'efficacité de la ceinture est prouvée. Les passagers qui ne la portent pas deviennent des projectiles et peuvent provoquer de graves lésions voire la mort des passagers avant qui portent pourtant la ceinture.

- Les airbags combinés à la ceinture offrent une protection supplémentaire de 6 à 8%. En revanche, ils sont totalement inutiles sans la ceinture.

4. Le point de vue législatif
Le port de la ceinture est obligatoire pour les conducteurs et passagers de voitures et voitures mixtes depuis le 1° juin 1975. Les passagers arrière quant à eux, doivent la porter depuis le 1° juin 1991. En 2000, l'obligation du port de la ceinture a été étendue à l'ensemble des véhicules à moteur, pour toutes les places équipées de ceinture.

Sont dispensés du port de la ceinture:
- les conducteurs qui effectuent une marche arrière
- les conducteurs de taxi lorsqu'ils transportent un client
- les livreurs s'arrêtant successivement à des endroits peu éloignés les uns des autres pour charger et décharger des marchandises
- les conducteurs dont la taille ne dépasse pas 1.50 m
- les personnes en possession d'une dérogation délivrée, en raison d'une contre-indication médicale grave
- les conducteurs et passagers des véhicules prioritaires, lorsque la nature de leur mission le justifie
guide auto


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Le carjacking - homejacking - le vol de voitures

Le car-jacking, le home-jacking et le sac-jacking sont trois formes de vol qui, malheureusement, sont très fréquentes dans notre pays. Mais que signifient ces termes exactement ? [/b

Un car-jacking est un vol de véhicule avec usage de violence et/ou de menace(s) vis-à-vis du conducteur ou de son (ses) passager(s). Un [b]home-jacking
est un vol de véhicule commis après avoir volé les clés dans une habitation, dans le cadre duquel les auteurs ont recours à la violence et/ou à des menaces. Quand les voleurs n'ont pas recours à la violence et/ou à des menaces, cette forme de vol est également appelée « vol garage ». Le sac-jacking concerne enfin le vol de sacs à main ou d'autres objets alors que vous vous trouvez dans votre voiture. Tout le monde peut être confronté à ces phénomènes, mais il existe pas mal de conseils pour l'éviter.

Comment éviter :
- Protégez suffisamment votre habitation contre les vols. Prévoyez un endroit dans votre habitation où vous pouvez vous mettre à l'abri, avec votre famille et d'où vous pouvez avertir les services de secours.
- Veillez à ce que l'allée de votre maison soit suffisamment éclairée ou garez votre voiture à un endroit suffisamment éclairé.
- N'accrochez jamais les clés de votre maison et de votre voiture au même porte-clés. Ainsi, vous éviterez qu'un car-jacking puisse par la suite encore donner lieu à des surprises plus désagréables.
- Conservez chez vous une copie de vos documents de bord. Ne laissez jamais les originaux dans la voiture, mais conservez-les dans votre sac à main ou portefeuille.
- Complétez la fiche de signalement de votre voiture et conservez-la soigneusement. Vous pouvez obtenir cette fiche dans votre commune, via le site web de la police fédérale ( www.polfed.be ), via le site web du Secrétariat permanent de la politique de prévention (rubrique prévention) et dans les stations de contrôle technique. Si votre voiture a été volée, vous pouvez utiliser ce document pour faire votre déclaration auprès des services de police. Complétez la fiche d'identification lors de l'achat d'un nouveau véhicule ou d'un véhicule d'occasion. Lors de la vente de votre véhicule, cette fiche d'identification doit être remise au nouveau propriétaire, qui peut aller chercher un nouveau formulaire auprès des autorités policières compétentes ou du garagiste agréé. Si votre voiture subit des modifications, apportez les adaptations nécessaires sur la fiche d'identification. Veillez à connaître par cœur la plaque d'immatriculation de votre voiture, même s'il s'agit d'une voiture de société ou de leasing. Ainsi, vous pourrez immédiatement communiquer le signalement exact à la police.

Au volant :
- Roulez toujours les portières fermées.
- Bouclez toujours votre ceinture, ainsi il sera plus difficile (pour les auteurs potentiels) de vous tirer hors de votre voiture.
- Evitez autant que possible de vous faire coincer dans la circulation. Gardez une distance suffisante afin de pouvoir partir en cas de tentative de car-jacking.
- Faites preuve de vigilance si vous devez ralentir ou vous arrêter. Demandez à votre passager de vous aider.
- N'approchez pas à toute vitesse d'un feu rouge, mais lentement. Le feu sera peut-être déjà vert au moment où vous arriverez.
- Ne réagissez jamais aux provocations d'autres usagers, même quand ils utilisent la violence verbale ou physique. Gardez la tête froide et restez assis dans votre voiture.
- Quand une personne sur le bord de la route veut vous demander quelque chose, entrouvrez votre vitre.
- En cas de léger accrochage, restez assis dans votre voiture et attendez que le propriétaire de l'autre voiture arrive. Entrouvrez la vitre de manière à pouvoir parler avec cette personne.
- Si la situation vous paraît suspecte, avertissez les services de police avec votre GSM. Si vous n'avez pas de GSM, enclenchez les feux de détresse, klaxonnez et activez, si possible, la sirène de votre système d'alarme.
- Cherchez toujours un parking sûr, même s'il est payant.
- En rentrant chez vous, vérifiez si personne ne vous suit. Si tel est le cas, n'entrez pas chez vous, mais faites le tour d'un bloc et observez si on vous suit toujours. Si oui, rendez-vous dans un commissariat de police et veillez à pouvoir donner une description aussi complète que possible du véhicule vous poursuivant (modèle de voiture, marque, plaque d'immatriculation) et des passagers.

S'il est trop tard :
Si vous êtes quand même victime d'un car-jacking, ne résistez pas et évitez tout contact physique avec l'auteur. Observez tous les détails de la situation, mais évitez la provocation:
- Essayez de ne pas bloquer l'itinéraire de fuite de la voiture et rendez-vous immédiatement dans un commissariat de police pour déclarer les faits.
- Ne défendez jamais votre véhicule aux dépens de votre vie. Une vie a plus de prix qu'une voiture.
- Si vous êtes témoin d'un car-jacking, essayez d'aider les victimes le plus vite possible. Emmenez-les au commissariat de police le plus proche et faites la déclaration la plus complète possible (description des auteurs, de leurs véhicules,...). Veillez à ne pas vous mettre, vous et les autres, inutilement en danger.


Le carjacking - homejacking - le vol de voitures: 20 conseils de préventions

1. Gardez une copie de vos documents de bord et d'identité chez vous et une photo du véhicule, afin de pouvoir donner une description exacte de votre véhicule en cas de carjacking. Conservez ces documents avec la facture d'achat de votre véhicule.

2. Remplissez la fiche signalétique du véhicule et gardez-la précieusement chez vous. Cette fiche est disponible dans votre commune, sur le site internet de la police fédérale et du SPP, et dans les stations de contrôle technique. Si votre véhicule est volé, prenez ce document avec vous pour effectuer votre déclaration auprès des services de police. Il s'agit d'un aide-mémoire des plus précieux, alors ne minimisez pas son importance !
Complétez la fiche d'identification à l'achat d'une nouvelle voiture ou d'une occasion. En cas de revente, donnez la fiche au nouveau propriétaire, lequel pourra se procurer un formulaire vierge auprès des services de police compétents ou du garagiste agréé. En cas de modification ou de changement d'informations concernant votre situation ou celle de votre véhicule, apportez les adaptations requises dans la fiche d'identification.

3. N'indiquez pas la marque de votre système de protection sur votre véhicule.

4. Ne mettez jamais sur le même trousseau les clefs de votre véhicule et les clefs de votre domicile et ne laissez pas vos clefs de réserve dans le véhicule.

5. Au moment de reprendre votre véhicule, ayez vos clefs en poche prêtes à l'emploi (et pas en main afin de ne pas montrer aux auteurs potentiels que vous allez reprendre votre véhicule), assurez-vous qu'aucune personne suspecte ne se trouve à proximité de votre véhicule. Si une personne suspecte ou un groupe se trouve près de votre véhicule, ne vous dirigez pas vers celui-ci, mais retournez au bureau, dans un magasin ou, à défaut, dans un lieu fréquenté. Si quand vous revenez l' (le groupe d') auteur(s) est toujours présent, appelez les services de police.

6. Une fois dans votre voiture, verrouillez les sécurités intérieures des portières. Vous pouvez les déverrouiller lorsque vous aurez atteint une vitesse raisonnable. Lorsque vous réduisez la vitesse (par exemple dans le centre-ville où il faut s'arrêter régulièrement) ou que vous êtes à l'arrêt à un feu rouge, verrouillez à nouveau vos portières.

7. Gardez lorsque c'est possible une distance suffisante pour pouvoir manœuvrer

8. Ne vous immobilisez donc jamais trop près d'un véhicule qui bloque la route.

9. En cas de collision, ne sortez pas de votre véhicule et attendez que le propriétaire de l'autre véhicule vienne jusqu'à vous. Entrouvrez alors légèrement la fenêtre afin de lui parler. Si la situation vous paraît suspecte, ne sortez pas du véhicule et prévenez les services de police avec votre GSM si vous en avez un. A défaut, actionnez vos feux de détresse, klaxonnez, et si possible, activez la sirène de votre système d'alarme.

10. Lorsqu'une personne essaie d'ouvrir une des portières de votre véhicule, klaxonnez, activez les feux de détresse, et si possible, activez la sirène de votre système d'alarme.

11. Ne vous jetez donc pas sur un feu rouge. Atteignez-le progressivement en ralentissant votre allure. Il sera peut-être déjà passé à la phase verte le temps que vous y arriviez.

12. Evitez de toujours suivre le même itinéraire pour rentrer chez vous. Ceci évitera de communiquer aux auteurs vos habitudes et donc les empêchera de pouvoir planifier le meilleur moment où ils pourraient commettre leur carjacking.

13. Lorsque vous rentrez chez vous, assurez-vous que vous n'êtes pas suivi (par une voiture, une moto..). Si vous l'êtes ou croyez l'être, ne rentrez pas à votre domicile mais faites un tour du bloc pour voir si vous êtes toujours suivi. Dans l'affirmative, rendez vous dans un commissariat de police, en veillant à donner une description la plus précise possible du véhicule poursuivant et de ses occupants (type de véhicule – marque – plaque).

14. Ne coupez pas votre moteur lorsque la situation ne vous paraît pas normale.

15. Si vous avez un garage, rentrez votre véhicule dans celui-ci afin de ne pas attirer l'attention de voleurs potentiels. Fermez la porte du garage, fermez les portières du véhicule et ne laissez pas vos clefs sur le contact.

16. Prévoyez un bon éclairage de l'allée de votre domicile ou, à défaut, garez votre véhicule dans un endroit si possible bien éclairé.

17. Ne tentez pas l'auteur potentiel en laissant dans votre véhicule PC portable, mallettes, GSM ou autres biens de valeur, et surtout pas vos documents de bord. Evitez aussi de les mettre dans votre coffre. Des guetteurs veillent.

18. Si vous êtes témoin d'un carjacking, respectez également les victimes en leur portant assistance une fois qu'elles ont été dépouillées de leur véhicule (conduisez-les au commissariat de police le plus proche et faites une déposition la plus complète possible des auteurs, de leurs véhicules). Prenez en compte que ces faits n'arrivent pas qu'aux autres, soyez prévoyants et faites preuve de savoir vivre, vous apprécieriez que l'on fasse pareil pour vous si vous vous retrouviez dans la même situation.

19. Si vous êtes victime d'un carjacking, surtout ne résistez pas, et observez tous les détails relatifs à cette situation sans dévisager l'auteur pour éviter une possibilité d'augmentation de sa violence. Rendez-vous immédiatement dans un commissariat de police afin de signaler les faits.

20. Dans tous les cas envisageables, ne défendez jamais votre véhicule au péril de votre vie et ne tentez jamais de faire peur (à)aux (l')auteur(s).

Une vie a plus de valeur qu'une voiture.

boire pour maigrir

De l'eau contre les kilos, du lait contre les bourrelets !

Les relations entre les boissons et la prise de poids sont l'objet de nombreuses études et de controverse. L'alcool est-il si néfaste pour la ligne ? Les sodas sont-ils responsables de l'épidémie mondiale d'obésité ? Le lait fait-il maigrir ? Faut-il boire de l'eau minérale pendant un régime ? Les spécialistes répondent à vos questions.

Bien sûr, la prise de poids résulte généralement de mauvaises habitudes alimentaires. Mais quelle est l'influence des boissons sur les kilos ?

Des calories à la paille

Eau - Lait - PoidsDe nombreuses boissons contiennent des calories. Mais font-elles varier la prise globale de calories ? Apparemment oui. Les boissons sucrées seraient même très néfastes pour la balance ! En effet, plusieurs études ont montré que l'organisme ne "voyait pas" ces calories ! Ainsi, on pensait avant qu'en buvant une boisson sucrée, on mangeait moins par la suite, au même titre que le fait de prendre une entrée vous coupe l'envie de prendre un dessert. Il n'en est rien ! Les boissons ne semblent avoir aucun effet sur le rassasiement ou sur la satiété. En fait les calories des boissons s'ajoutent aux calories des repas et comptent toujours en plus !

Alcool et soda : les grands accusés ?

Parmi les boissons les plus souvent mises en cause, l'alcool et les sodas sont en première ligne. Pourtant, ils n'ont pas le même impact :

  • L'alcool est certes très calorique : il apporte 7 Kcal par gramme. Il représente d'ailleurs en moyenne 5,6 % des apports énergétiques chez l'homme et 2,6 % chez la femme. Pourtant, des études françaises (Fleurbaix-Laventie et Monica) ont montré qu'il n'existait pas de corrélation entre le poids et la prise de boissons alcoolisées. Il existerait même chez les femmes une corrélation négative ! Celles qui boivent modérément de l'alcool sont plus minces que les autres. Mais cela serait plus lié à un mode de vie particulier qu'à un effet physiologique de l'alcool !
  • Les sodas et les boissons sucrés sont plus préoccupants. Le sucre apporte environ 4 Kcal par gramme. Or certaines études ont montré que plus la consommation est importante, plus la corpulence augmente. D'autres études ont confirmé le risque d'obésité lié à la consommation de soda. Ce risque serait augmenté de 1,6 pour chaque verre en plus ! Cela est d'autant plus préoccupant que la consommation de soda ne cesse d'augmenter en France, aussi bien chez l'adulte que chez l'enfant !

Boire du lait pour maigrir ?

Depuis quelques années, les produits laitiers semblent parés d'une nouvelle vertu : celle de favoriser la perte de poids ! En effet, le calcium qu'ils contiennent, non content d'être bon pour les os, serait bon pour la silhouette ! Une étude a ainsi démontré que, chez des femmes ou l'on contrôlait les apports énergétiques, une forte consommation de calcium favorisait la perte de poids, alors qu'elle était augmentée chez celles qui en consommaient peu ! Une autre étude a montré qu'un régime hypocalorique était beaucoup plus efficace s'il contenait des produits laitiers. Cela permettait notamment une meilleure perte de graisse sur le haut du corps. Ce minéral agirait en favorisant l'oxydation des lipides et en inhibant leur synthèse, par l'intermédiaire de la vitamine D et de l'hormone parathyroïdienne. Certes, il est nécessaire de confirmer ce rôle du calcium par des études plus importantes.

De l'eau pour le régime ?

Ces propriétés du calcium ont fait s'interroger les fabricants d'eau minérale sur l'utilité de boire une eau riche en cet élément lors d'un régime. En effet, certaines études montrent que ce minéral aurait une aussi bonne biodisponibilité dans l'eau que dans le lait ! On sait ainsi qu'il serait bon pour les os, qu'il vienne de l'un ou de l'autre. Mais pour savoir si l'eau, à défaut de ne pas faire grossir, peut faire maigrir, il faudra attendre les résultats d'une étude lancée par une grande marque, qui devraient être publiés en juillet 2003.

Comment boire ?

Que vous soyez au régime ou non, vos boissons vont avoir un impact sur votre ligne. C'est pourquoi il est important de ne pas faire d'erreur et de suivre ces petits conseils qui coulent de source :


Quelques conseils pour bien boire

  • Il faut boire beaucoup d'eau, surtout lorsque l'on est au régime (cela permet d'éliminer les toxines) ;
  • Pour éviter les sensations de faim, n'hésitez pas à boire de l'eau entre les repas ;
  • Il est préférable de manger un fruit que de boire son jus, car les calories ingérées sont mieux perçues par l'organisme ;
  • Il ne faut pas abuser des boissons sucrées, y compris de celles contenant des édulcorants. Car cela favorise la prise d'aliments caloriques (par une sorte de « saturations » des papilles gustatives) ;
  • L'alcool doit être consommé très modérément, car il peut diminuer l'oxydation des graisses ;
  • Il n'est pas utile de modifier sa prise de boisson au petit déjeuner ;
  • Enfin, inutile de s'interdire une boisson en particulier. Il suffit de faire attention et de garder le réflexe : lorsque j'ai soif, je prends de l'eau, les autres boissons sont avant tout des aliments plaisir…

dimanche 20 avril 2008

Pourquoi y a-t-il un point sur la lettre "i" ?

La lettre i existait dans les anciens alphabets grec et latin, mais elle ne portait pas de point.


L’alphabet latin archaïque et ses variantes pour chaque lettre

Au 11e siècle, les moines qui copiaient les textes religieux commencèrent à apposer un trait oblique au-dessus des i pour pouvoir les distinguer des lettres voisines à jambages courts (comme m, n et u). Cet usage se généralisa et le trait fut remplacé par un simple point à la fin du Moyen-âge (15e siècle).

Le point fut adopté définitivement avec l’invention de l’imprimerie (fin du 15e siècle).


Bible en latin, écriture gothique, 13e siècle

La croissance économique

Qu’est-ce que la "croissance économique" ?
La croissance économique est l’augmentation des biens (produits matériels) et des services (médicaux, informatiques, financiers, etc.) produits par un pays.

Quand l’activité économique baisse, on parle de "dépression" ou de "récession".

Comment mesure-t-on la croissance ?
L’indicateur utilisé pour mesurer la croissance est le produit intérieur brut ou PIB. Le PIB est la valeur de l’ensemble des biens et services produits dans le pays pendant une année (y compris par les entreprises étrangères).

Un autre indicateur couramment utilisé est le PNB, ou produit national brut, défini de la façon suivante : le PNB est la valeur de l’ensemble des biens et services produits pendant une année par les personnes et entreprises ayant la nationalité du pays (qu’ils soient implantés dans le pays ou à l’étranger).

Le PNB est dit "national", car il est produit par les nationaux. Le PIB est dit "intérieur", car il est produit dans le pays.

Généralement on mesure la croissance en calculant le PIB par habitant.

Les pays ayant le plus fort PIB par habitant sont (en 2006) les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne et la France.

Parmi les 50 pays les plus pauvres, plus de la moitié sont africains.


Les pays les moins avancés en 2006 (d’après l’ONU)

Pourquoi les pays recherchent-ils la croissance économique ?
La croissance apporte de nombreux bénéfices : amélioration du niveau de vie et du pouvoir d’achat, augmentation de l’espérance de vie, meilleure scolarisation, baisse de la pauvreté et du chômage, stabilité politique, baisse des risques liés à la guerre, etc.

Pour un pays, il est donc souhaitable d’enregistrer une croissance économique forte et positive.


Données relevées aux États-Unis entre 1947 et 2002

Est-ce que la croissance peut avoir des effets négatifs ?
Oui, notamment sur le plan écologique : épuisement des ressources naturelles (notamment pour obtenir de l’énergie), pollution (ex. : les rejets de dioxyde de carbone dans l’atmosphère), encombrements dans les villes, etc.

De plus, la croissance économique a engendré un déséquilibre mondial en créant des inégalités entre les pays du Tiers monde et les pays développés. Ces inégalités continuent de s’accroître, car plus un pays est pauvre, plus il lui est difficile de maintenir le niveau d’investissement nécessaire à sa croissance. Aujourd’hui, 2 % de la population détient la moitié de la richesse mondiale, alors que la grande pauvreté touche plus d’un milliard de personnes qui vivent avec moins d’un dollar par jour.

Aujourd’hui, la croissance n’est plus une fin en soi, elle ne doit pas se faire au détriment des générations futures : c’est ce qu’on appelle le "développement durable".

Comment favoriser la croissance ?
Pour qu’il y ait une croissance durable, un pays doit en particulier veiller à :
Établir la paix.
Avoir un système juridique qui fasse respecter les contrats (c’est-à-dire instaurer "l’état de droit").
Favoriser l’esprit d’entreprise, par exemple en diminuant le poids de la bureaucratie.
Contribuer à améliorer les techniques de production.
Attirer l’investissement externe et gagner la confiance des investisseurs étrangers.
Contrôler l’inflation (c’est-à-dire l’augmentation des prix), pour éviter qu’elle n’éponge le gain de pouvoir d’achat.

Au niveau mondial, certaines institutions sont chargées de développer la croissance :
Le FMI (Fonds monétaire international) chargé de favoriser l’adoption de politiques saines, sans lesquelles il ne peut y avoir de croissance durable.
La Banque mondiale, qui concentre ses efforts sur les investissements à long terme et la lutte contre la pauvreté.

Le FMI a été très décrié au cours des dernières années, car certains pays n’ont pas suivi ses recommandations et ont eu une croissance très forte (Chine, Inde), alors que d’autres les ont suivies, sans succès (en particulier l’Argentine, qui a connu une grave crise économique en 2001).

La première photographie en couleurs

En 1861, le physicien écossais James Clerk Maxwell (connu comme l’un des savants les plus célèbres du 19e siècle pour ses recherches en électromagnétisme) réalise la première photographie en couleurs, représentant un ruban écossais.

Il prend trois photos en plaçant une plaque photographique noir et blanc derrière une plaque en verre coloré successivement en rouge, en vert et en bleu (les trois couleurs primaires). En superposant les photos obtenues, il obtient une image en couleurs : c’est le principe de la trichromie.

L’édifice le plus haut du monde

Actuellement, le plus haut gratte-ciel du monde est la tour Taipei 101 à Taiwan (508 mètres). Elle sera détrônée par la tour Burj Dubaï (705 mètres) en 2008 à Dubaï (Émirats arabes unis).


La tour Taipei 101 à Taiwan

Il y a également en Chine un projet de construction d’une tour de 1228 mètres (construction prévue vers 2015-2020 à Shanghai).

À titre de comparaison, la tour Eiffel fait 325 mètres de hauteur.


Le projet Bionic Tower à Shanghai

La couleur qui se transmet par l’alimentation

Les flamants sont roses parce qu’ils mangent des petites crevettes. Ces crevettes sont elles-mêmes roses, car elles consomment des algues microscopiques qui contiennent en forte quantité un pigment coloré, le carotène.

Ce pigment colore de la même façon d’autres animaux, comme les saumons ou les crabes. Il a également un effet sur l’homme : les gens qui consomment beaucoup de carottes ont le teint légèrement orangé.
L’effet du pigment est plus ou moins visible selon les espèces, car il dépend des transformations chimiques que subit le carotène, une fois absorbé.

Les éleveurs de canaris exploitent ce phénomène : ils ajoutent des colorants à l’alimentation des oiseaux (le plus connu est le carotène, mais il en existe beaucoup d’autres), pour accentuer leur couleur naturelle.



Canaris

vendredi 18 avril 2008

film sur les camions


Les Camions de l'enfer


Peu après la mort accidentelle de sa femme, Ray emménage avec son fils dans la petite ville de Lunar. Très vite, il se lie d'amitié avec Hope, une jeune femme divorcée. Un soir, alors qu'elle rentre chez elle, un camion sans conducteur l'oblige à quitter la route, un film à aller voir les yeux fermés...

20 phrases a connaitre si vous partez a l'étranger

Hello (hèlo'ou) Bonjour

Hi ! (haï) Salut !

Good-bye (goud baï) Au revoir

Good morning (goud morning) Bonjour - le matin

Good afternoon/evening/night (goud afternoun/ivn'ïng/naït) Bonne après-midi/soirée/nuit

Thank-you / Thank-you very much (dhank ïou) Merci / Merci beaucoup

I'm sorry to bother you (ai'm sori tou bôdheur ïou) Excusez-moi de vous déranger

Nice to meet you ! (naïss tou mït ïou) Enchanté(e)

How much is this ? (haou mœch iz dhiss) Combien ça coûte ?

Help ! (hèlp) Au secours !

Se présenter, engager la conversation, mieux comprendre

1) My name is xx, what's yours ? I'm from France, and you ? (maï neïm iz xx, and io'ours ? aïm from fra'nss, and ïou ?) Je m'appelle xx, et toi/vous ? Je suis Français, et toi/vous ?


Demander son chemin, comprendre les transports... autant d'obstacles linguistiques à franchir dans un pays étranger Photo © Sandra CHEMBRI

2) I'm French, I don't speak English very well. (aïm frè'ntch, aï do'nt spïk e'nglich vérï wèl) Je suis français, je ne parle pas très bien anglais.

3) Could you repeat that more slowly, please ?(koud ïou ripït dhat mor slo'ouli, pliz) Vous pouvez répéter plus lentement, s'il vous plait ?

4) Do you speak French ? Does anybody here speak french ? (dou ïou spïk fre'ntch ? doz énibodï spïk fre'ntch?) Parlez-vous français ? Quelqu'un ici parle français ?

5) Excuse-me, could you tell me how to go to the train station / the airport / the subway / the city center ? (exkïouz mï, can ïou tél mï haou tou go tou dhe treïn steïchon / dhe érport / dhe sœbweï / dhe citï centeur ?) Excusez-moi, pouvez-vous m'indiquer comment aller à la gare / à l'aéroport / au métro / au centre-ville ?

6) I'm lost, can you help me ? ( aïm lôst, can ïou help mï ?) Je suis perdu(e), pourriez-vous m'aider ?

Where is ... ? (wèr iz) Où est... ?

to the right (tou dhe raït) à droite

to the left (tou dhe lèft) à gauche

straight ahead / at the end of (streït ahèd/ at dhe è'nd ov) tout droit / au fond

next to (nèxt tou) à côté de

Pour se déplacer


Dans un pub anglais, demandez "a pint (païnt) of beer" Photo © Getty

7) One ticket to London, please. (wôn tikét tou lo'ndo'n, plïz) Un billet pour Londres, s'il vous plaît.

8) At what time is the bus/the plane/the train to New York, please ? (at wôt taïm iz dhe bœss/dhe pleïn/the treïn to New York, pliz) A quelle heure part l'autobus/l'avion/le train pour New-York, s'il vous plaît ?

9) Where can I buy the tickets ? Where is the ticket booth ? (wèr can aï buy tikétss ? wèr iz dhe tikét boosdh) Où est ce que je peux acheter des billets ? Où se trouve le guichet de vente ?

Se loger, se restaurer, faire des achats

10) Do you have any vacancies ? I would like to book a room for xx people. (dou ïou hav èny veïcancïz ? aï woud laïk to bouk eu roum for xx pïpol) Avez-vous une chambre de libre, s'il vous plaît ? J'aimerais réserver une chambre pour xx personnes.

11) I would like to rent a room / a house / an apartment during xx days. (aï woud laïk tou rent eu roum /eu haouss / eun apartmènt douring xx deiz) J'aimerais louer une chambre / une maison / un appartement durant xx jours.

12 ) I would like to book a table for xx people at six/seven/eight/nine. (aï woud laïk tou bouk eu teibeul for xx pïpol at six/sévèn/eit/naïn) J'aimerais réserver une table pour xx personnes à six/sept/huit/neuf heures.

13) What restaurants do you recommend in the area ?(wôt restora'nts dou ïou récomè'nd in dhe éréa) Quel restaurant me recommandez-vous dans le quartier ?

14) One beer / a glass of wine / a cup of coffe / a glass of water, please. (wôn bïr / wôn glass ov wein / wôn cœp ov cofi, plïz) Une bière / un verre de vin / un café / un verre d'eau s'il vous plaît.

15) Could we have some water / ice / bread / the check, please ? (coud wï hav sôm wateur / eïss / bred / dhe tchèk, pliz) On pourrait avoir de l'eau / des glaçons / du pain / l'addition, s'il vous plaît ?


Savoir dire bonjour et merci dans la langue de son pays d'accueil est une question de politesse Photo © Getty

16) Keep the change (kïp dhe tcheinge) Gardez la monnaie

17) Where can I find the nearest bank / post office / shops / gas station / market ? (wèr can aï faïnd the ba'nk / post ôfiss / chôpss / gass steicho'n / markét ) Où se trouve la banque / la poste / les boutiques / la station service / le marché le plus proche ?

18) Excuse-me, where are the toilets ? (exkiouse mi, wer are dhe toïlets) Excusez-moi, où se trouvent les toilettes ?

Garder le contact

19) It was nice to meet you. (it waz naïss tou mït ïou) J'ai été ravi de vous/te rencontrer.

20) Can you give me your email / phone number ? Here's mine. (can ïou giv me yor email / fo'n nœmbeur ? Hïr'z meïn) Tu peux me donner ton email / ton numéro de téléphone ? Voilà le mien.

NB. - "You" en anglais désigne aussi bien la deuxième personne du singulier, "tu", et le vouvoiement de politesse.

- Ces exemples sont formulés en anglais américain. L'anglais britannique et américain comportent des différences de prononciation, de vocabulaire et quelques différences d'orthographe. Ainsi, le centre-ville s'écrira "city centre" en anglais britannique et "city center" en anglais américain

Destination
Europe
Amérique du Nord
Amérique du Sud
Afrique
Asie
Australie/Océanie

la digestion en chiffres

Quelques chiffres...

» 500 kg c'est la quantité moyenne de nourriture consommée par un adulte en une année.

» 1,5 l de salive est produite par jour.

» 25 cm de longueur et 2-3 cm de diamètre sont les mensurations de l'œsophage.

» 1,5 l c'est la capacité moyenne de l'estomac.

» 7 m c'est la longueur de l'intestin grêle. Soit 50 cm pour le duodénum, 5 m pour le jéjunum et 1 m pour l'iléon.

» 1,5 m de longueur et 3 à 8 cm de diamètre sont les dimensions du gros intesti (côlon).

» 10 à 12 m c'est la longueur du tube digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus.

» 8 à 10 l de nourriture digérée, de liquides et de sucs digestifs passent chaque jour par le tube digestif. Seuls 100 ml sont éliminés dans les selles.

» 12 à 25 gaz sont produits et expulsés par jour.

» 24 à 72 h c'est le temps de la digestion depuis l'ingestion de l'aliment jusqu'à sa défécation.

Témoignages

Plats trop copieux ou trop vite avalés et voilà que votre ventre devient rond comme un ballon. Partagez vos astuces pour le faire dégonfler et vos trucs pour mieux digérer. »

les flatulences

Un phénomène normal

Quoi de plus gênant que d'avoir des flatulences ? Pourtant cela n'a rien d'anormal. En effet, c'est en fin de digestion, lorsque les aliments atteignent le côlon qu'ils subissent la fermentation bactérienne. L'action des microbes sur les aliments entraîne un dégagement de gaz, comme l'hydrogène et le méthane, qui sont expulsés par l'anus. Mais certains phénomènes peuvent accentuer la production de gaz.


Les aliments riches en sucres (même l'aspartame) et en graisse favorisent la fermentation et la production de gaz. Photo © Getty Images

Les facteurs qui augmentent la fermentation

» Aérophagie. Soit le tic d'avaler de l'air quand on mange et l'on boit. L'accumulation de cet air dégluti peut provoquer des ballonnements et flatulences.

» Certains aliments sont réputés pour accentuer le processus de fermentation et de production de gaz. Les aliments riches en sucre ou en amidon (pâtes, céréales…), les légumineuses (choux, crudités crues), les fromages gras et fermentés, le chocolat…

» Mâcher du chewing-gum et boire des boissons gazeuses.

» L'intolérance au lactose ou à l'inverse la consommation de produits laitiers en de grandes quantités sur une courte période.

» L'anxiété et le stress.

» La constipation qui par l'accumulation des selles qu'elle provoque, favorise la fermentation bactérienne et l'émission de gaz. Certaines maladies digestives comme la maladie de Crohn ou le cancer de l'intestin.

» Si le trouble s'associe d'un amaigrissement ou à l'inverse d'une prise de poids et d'un gonflement des jambes, consultez. Le changement d'habitudes alimentaires ou la prise de médicaments absorbant les gaz présents dans le tube digestif (type granulés de charbon actif) sont en général suffisants pour réduire significativement la sensation de gonflement et l'émission de flatulences.




les reflux gastriques

C'est quoi ?

Qui n'a pas ressenti après un repas copieux, des aigreurs suivies de remontées acides ? Un peu comme un trop plein qui remonte vers la gorge. Cette sensation de brûlure bien désagréable est la conséquence d'une régurgitation du liquide gastrique vers l'œsophage.

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Le fonctionnement du reflux gastro-oesophagien. © L'Internaute

Le coupable ? Le clapet, qui sépare l'œsophage de l'estomac. Son rôle est d'empêcher les remontées acides d'attaquer la paroi de l'œsophage. Dans le cas du RGO ou reflux gastro-œsophagien, ce clapet fonctionne mal et laisse refluer l'acide gastrique.


Et ce n'est pas moins d'un français sur 5 qui, chaque semaine, voit sa digestion et sa vie social gâché par ses reflux gastriques nauséabons. Pire, si rien n'est fait, il peut entraîner une inflammation de la muqueuse de l'œsophage (œsophagite).

Que faire ?

» Mâchez lentement en prenant le temps de mastiquer. C'est autant de travail en moins que devra fournir votre estomac.

» Evitez les repas trop copieux, trop épicé et trop arrosé. Mangez lentement en prenant le temps de mastiquer. La salive alcaline neutralise l'acidité des sucs gastriques.

» Mâchez un chewing-gum après le repas stimule la sécrétion de salive. Optez bien-sûr pour des sans-sucres pour éviter les caries !

» Réduisez votre consommation de tabac, elle stimule la sécrétion d'acide gastrique.

» Sachez qu'il n'est pas bon de discuter juste après avoir mangé un repas copieux. Par effet mécanique, les aliments n'étant plus entraînés par leur propre poids vers les intestins peuvent remonter vers l'œsophage en surprise

» Portez des vêtements amples. Trop serrés, ils compriment l'estomac.

Si ces habitudes alimentaires n'améliorent pas votre transit, il existe un panel de traitement contre les attaques acides. Les antiacides calment les douleurs, les anti-H2 (antagonistes des récepteurs H2 à l'histamine) luttent efficacement contre les symptômes du RGO et les IPP (inhibiteurs de la pompe à protons) sont prescrits en guise de traitement d'entretien.

samedi 12 avril 2008

Préautorisation de la carte de crédit pour payer l'essence: Option consommateurs veut plus d'information

L'organisme Option consommateurs demande que davantage d'informations sur la préautorisation soient livrées aux automobilistes faisant usage de la carte de crédit pour payer leur plein d'essence.

D'importantes sommes peuvent être retenues sur le compte du détenteur de la carte pour un achat d'essence de plus faible valeur. Lorsque les clients paient directement à la pompe, un marchand peut demander une préautorisation avant le plein.

Le problème survient quand le montant retenu tarde à disparaître du compte et que la limite de crédit est ainsi atteinte. En raison de la retenue, certaine clients peuvent voir certains achats ultérieurs leur être refusés après être passées faire le plein.

Variant généralement entre 75 et 100 $, la préautorisation garantit que le client a la marge nécessaire sur sa carte pour payer l'essence. Toutefois, le marchand peut fixer un montant plus élevé surtout pour une importante commande d'essence.

La procédure de préautorisation pour l'achat d'essence existe depuis une quinzaine d'années.

lol

La première spationaute sud-coréenne, Yi So-Yeon devait chanter samedi pour ses co-équipiers à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et leur offrir des plats traditionnels pour célébrer le 47e anniversaire du vol de Iouri Gagarine dans l'espace.

A Moscou le président Vladimir Poutine a fait l'éloge des pionniers de l'espace alors que des membres du gouvernement et des cosmonautes ont déposé des fleurs sur les tombes de Gagarine et de Sergueï Korolev, père du Spoutnik, des premiers missiles et vaisseaux spatiaux soviétiques sur la place Rouge.

Yi So-Yeon qui s'est installée jeudi à bord de l'ISS avec ses deux coéquipiers russes a promis de chanter en coréen, samedi soir, après une journée d'expériences scientifiques.

Elle partagera avec trois astronautes russes et deux américains se trouvant sur l'ISS un dîner composé de plats traditionnels, bien qu'adaptés pour l'apesenteur. Ils doivent trinquer avec du thé à la cannelle, aucun alcool n'étant autorisé dans l'espace.

"Personne ne boit d'alcool dans l'espace", a déclaré samedi le chef de l'agence spatiale russe Roskosmos Anatoli Perminov cité par l'agence Interfax.

Lors d'une vidéo-conférence avec l'ISS, M. Perminov a appelé Russes et Américains à aider la Sud-coréenne dans ses expériences.

"Ils m'aident déjà", a réponde Mme Yi en souriant, a rapporté l'agence Ria Novosti.

Sur Terre, le président russe Vladimir Poutine a félicité les employés du secteur spatial à l'occasion de la Journée de l'espace.

"Nous sommes fiers que notre pays ait pavé la voie de l'humanité vers les étoiles", a-t-il déclaré, selon un communiqué du Kremlin.

Les enfants d'Ekaterinbourg (Oural) ont célébré à leur manière cette fête nationale en écrivant des lettres aux extraterrestres. La poste a accepté ces lettres mais n'a pas encore décidé où les envoyer, a rapporté l'agence Interfax.

les accidents de la route

Nombre de tués pour 1 million d'habitants


20042005
Allemagne7165
Autriche10893
Belgique109104
Danemark7461
Espagne11188
Finlande7272
France métropolitaine9287
Grèce135144
Hongrie129127
Irlande9583
Italie98,,,
Luxembourg109100
Pays-Bas4946
Pologne150143
Portugal124104
République tchèque136125
Royaume-Uni5655
Suède5349
Suisse6955

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Source : conférence européenne des ministres des transports.


Commentaire

La sécurité routière sur les routes européennes s'améliore. En Europe de l'Ouest, le nombre de tués sur les routes a diminué de 6,5 % en 2005. Trois pays, membres de l'Union européenne, enregistrent une baisse importante : l'Espagne (-18,7 %), ainsi que l'Autriche et le Danemark. Contrairement à l'année précédente, le nombre de décès occasionnés par les accidents de la route a diminué de 2,3 % en 2005 en Europe Centrale et Orientale. Le nombre de tués diminue notamment en République tchèque (-7,0 %), en Pologne (-4,7 %) et en Hongrie (-1,4 %).

comment se faire respecter par sa grosse


















c'est radical

Treize méthodes de tortures utilisées de nos jours en Chine

1. Donner des coups de manière brutale. En plus des coups de poing et des coups de pieds, l’utilisation de matraques de police est fréquente. Beaucoup de personnes ont été battues à mort. Des femmes enceintes ont même perdu leurs enfants à force d’avoir été frappées à répétition.

2. Frapper une personne alors qu’elle est suspendue. La personne est suspendue par des cordes puis battue. Beaucoup de personnes sont mortes par cette torture.

3. Les mains menottées derrière le dos. La méthode la plus cruelle est « les doigts reliés » dans laquelle les mains sont attachées derrière le dos avec une main qui passe par dessus l’épaule et l’autre contre le bas du dos. La police utilise ensuite beaucoup de force pour rapprocher les deux mains l’une de l’autre et menotte ainsi les deux mains ensemble. La mort est provoquée par un arrêt cardiaque (à cause de la douleur extrême).

4. Brûler avec un fer chaud. C’est une méthode de torture ancienne, mais malheureusement encore appliquée.

5. Brûler avec des cigarettes. Méthode utilisée couramment contre des victimes de sexe féminin.

6. Des électrocutions. En plus des matraques électriques causant la mort, des cas de décès ont été découverts provenant d’une combinaison entre des coups violents et des rayons ultra violet très puissants ou des coups de pistolets électriques.

7. De fortes lumières clignotant dans les yeux de la victime à une toute petite distance, provoquant des troubles de la vision.

8. La position « Position du cheval » ou « conduire une moto. » C’est une posture d’entraînement pour les arts martiaux mais elle est aussi utilisée comme une méthode de torture, car elle est très douloureuse après un laps de temps prolongé.

9. Etre mordu et déchiré par des chiens policiers entraînés.

10. Fausses exécution par balles. Un pistolet vide est placé contre la tempe de la victime et la détente est appuyée.

11. Des méthodes de tortures sexuelles. Elles incluent le fait d’enlever le pantalon de la victime, de la frapper, de frapper ses parties intimes, de lui enfoncer une matraque en bois, ou d’utiliser des matraques électriques sur les parties intimes.

12. Gavage de force avec des excréments humains et de l’urine. Des victimes se sont suicidées à cause de la honte insupportable infligée par cette torture.

13. Des interrogatoires ou des punitions humiliantes. En utilisant des méthodes méprisables pour mettre la victime dans une situation douloureuse, principalement par des procédés qui offensent la dignité de la victime. »

retour sur l'affaire Raddad

Jeudi 17 octobre 2002, la chambre criminelle de la Cour de cassation examinait la requête en révision d'Omar Raddad. Cette juridiction, qui regroupe une trentaine des plus hauts magistrats français, devra décider si le jardinier doit ou non bénéficier d'un second procès devant une nouvelle cour d'assises.

Omar Raddad
"Je ne vous demande pas grand chose, je veux un deuxième procès, toute la France le demande. Je sais que je pourrais être condamné à perpétuité, mais c'est moi qui prends le risque."

En 1994, Omar Raddad avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal, une riche veuve de 65 ans. Une inscription en lettres de sang, "Omar m'a tuer", trouvée près du cadavre avait mis les enquêteurs sur sa trace.
Ce dossier a donné lieu à une énorme mobilisation médiatique. Des intellectuels et même le roi du Maroc ont pris fait et cause pour le jardinier marocain qui de son côté a toujours clamé son innocence. Les scénarios les plus fous ont été proposés dans de nombreux ouvrages mais aucun n'a conduit à une piste sérieuse.
En 1998, le Président, Jacques Chirac accorde même sa grâce présidentielle ce qui permet à M.Raddad d'être libéré mais néanmoins, elle n'efface pas sa condamnation.
Au mois de septembre 1998, lorsque M.Raddad retrouve la liberté, il a déjà effectué sept ans de prison. En janvier 1999, il dépose une requête en révision espérant ainsi, obtenir un nouveau procès, seul susceptible de le réhabiliter.


Les éléments nouveaux.

Toute la difficulté pour son avocat, Maître Vergès sera de convaincre les magistrats que de nouveaux éléments sont apparus depuis son procès de 1994 et qu'ils sont " de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ".
Les deux éléments nouveaux présentés par la défense étant des expertises graphologiques ainsi qu'une analyse génétique.
Les expertises graphologiques concernent les célèbres accusations posthumes trouvées dans le sous-sol de la villa "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" écrites avec le sang de Mme Marchal.
Ici, deux thèses s'affrontent :
Pour les enquêteurs, dans un dernier sursaut, la victime aurait voulu avant de mourir désigner son assassin alors que pour la défense, le véritable meurtrier aurait utilisé la main de Mme Marchal pour faire accuser le jardinier.
D'où l'importance de connaître le véritable auteur du message :
De nombreuses expertises ont déjà eu lieu. Les premières estimaient mais avec une probabilité de deux-tiers, que l'auteur du message était bien madame Marchal. Les dernières experts ont déclaré quant à eux, qu'il était impossible d'identifier le véritable auteur de ces inscriptions.
Quant à l'analyse génétique, elle n'avait pas été utilisée lors de la découverte du corps de Mme Marchal puisqu'en 1991, cette technique n'en était alors qu'à ses premiers balbutiements.
En décembre 2000, le laboratoire de police scientifique découvre que près des inscriptions sanglantes, il y a deux ADN masculins inconnus qui ne sont pas ceux d'Omar Raddad. Pour Maître Vergès, c'est la preuve de l'innocence de son client et de la présence d'un tiers, au moment du crime.
Mais en fait, rien ne prouve que ses traces soient vraiment celles de l'assassin. Elles peuvent fort bien avoir été déposées avant ou après le meurtre. Les portes ont été manipulées de nombreuses fois et ont même été présentées devant les jurés de la cour d'assises. Quant aux traces d'ADN trouvées sur le chevron, elle ne sont pas identifiables.
La décision favorable de la commission de révision

Le 25 juin 2001, la commission chargé de filtrer les demandes, avait décidé de saisir la cour de révision au motif que la présence sur les lieux du crime "d'un ADN masculin différent de celui d'Omar Raddad" constituait un élément nouveau. Toutefois, elle remarquait que ces ADN masculins pourraient très bien être ceux des "enquêteurs, experts et journalistes" qui ont manipulé les portes portant les traces sanglantes durant l'enquête et le procès.
Quant aux conclusions des expertises en écriture, la commission relevait que ces dernières sont très souvent fluctuantes dans les dossiers criminels.
Quant aux autres arguments présentés par la défense, ils ont été définitivement écartés par la dite Commission. Il s'agissait des mises en cause par Maître Vergès de proches de la victime, notamment du fils de Mme Marchal suspecté d'avoir de mauvaises relations avec sa mère. Il a été mis hors de cause, les magistrats estimant alors que le seul témoignage apporté dans ce sens était contredit par "l'ensemble des autres témoignages".
Ils ont également écarté, comme élément nouveau, la mise en cause de l'employée de maison de la victime. Enfin, la commission de révision a estimé qu'il n'y avait aucune incertitude nouvelle quant à la date exacte du meurtre et sur la possibilité de barricader de l'intérieur la porte de la chaufferie.


La synthèse présentée à la Cour

Ce dossier simple au démarrage est devenu très compliqué voire très obscur au fil du temps. Une synthèse en a été présentée à la cour par le conseiller rapporteur, Yves Corneloup.
Selon ce dernier, il apparaît que le dimanche 23 juin 1991, Ghislaine Marchal qui vivait seule dans sa villa La Chamade, sur les hauteurs de Mougins dans les Alpes-Maritimes, s'apprête à aller déjeuner chez des amis voisins M. et Mme Koster.
A 11 h 48, elle termine une conversation téléphonique avec une de ses amies qui doit venir lui rendre visite le lendemain.
A 13 h 30, s'interrogeant sur son retard, les Koster passent un coup de fil à la villa mais le téléphone ne répond plus. Le lendemain, le corps de Ghislaine Marchal est découvert dans la chaufferie du sous-sol.
Les dernières heures de Mme Marchal fourniront les premiers éléments essentiels de ce dossier. Les examens des légistes concluent à une mort intervenu le dimanche 23.
La veille au soir, Omar Raddad avait changé son emploi du temps. Le dimanche 23, il travaillait chez Madame Pascal, dans une propriété voisine. Ce changement de planning n'était connu que de lui et de son autre patronne. Censé ne pas être dans les parages, on voit mal comment l'assassin aurait pu savoir qu'il pouvait compromettre Omar Raddad et organiser une mise en scène susceptible de le faire accuser.
Enfin, l'alibi présenté par le jeune Marocain - un retour chez lui pour déjeuner - n'a pas été confirmé par les différents témoins.
Suite aux constatations faites dans la cave et sur le corps de Mme Marchal, les experts estiment que celle-ci a connu une agonie, d'" au moins quinze à trente minutes ". Ce laps de temps aurait été suffisant pour écrire à deux reprises avec son sang, les deux messages accusateurs : " Omar m'a tuer " et " Omar m'a t ".
Et, enfin avant de mourir, elle se barricade afin d'empêcher tout retour de son agresseur en bloquant la porte de la cave avec un lit de camp et une barre de fer. Là encore, et toujours, selon les experts, ce dispositif n'a pas pu être mis en place de l'extérieur. En outre, lors des diverses reconstitutions, personne n'a jamais pu sortir du sous-sol après avoir mis en place le même système de blocage de la porte. Ce qui tenterait à exclure toute mise en scène et qui prouverait que madame Marchal était effectivement seule lorsqu'elle a écrit " Omar m'a tuer ".
L'avocat général ne croit pas à l'innocence d'Omar Raddad.

L'avocat général, Laurent Davenas a écarté successivement les éléments apportés par la défense car ils ne permettent pas selon lui, de douter de la culpabilité du Marocain.
En ce qui concerne les traces d'ADN masculin retrouvées sur la porte, et qui ne sont pas celles d'Omar Raddad, il admet qu'elles "constituent un fait nouveau inconnu de la juridiction au jour du procès mais il considère que "le demandeur ne peut pas en tirer profit".
Le magistrat précise qu'ils "ne sont pas la signature de l'innocence d'Omar Raddad. Ils ne sont que la trace d'une 'contamination' par des personnes étrangères à l'affaire qui ne peut pas faire naître de doute sur les charges (…) tant les charges pesant sur Omar Raddad continuent de peser".
Quant aux expertises graphologiques, l'avocat général a estimé que " Si intrinsèquement elles font naître un doute, ce doute est effacé si on le confronte aux éléments de l'enquête, de la procédure et du débat ".
Vous noterez dit-il en s'adressant à la Cour "que si les deux experts affirment qu'il n'est pas possible d'identifier le scripteur (...) ils n'ont jamais exclu que la victime puisse être le scripteur". En outre, il a rappelé que l'incertitude des expertises graphologiques avaient déjà fait l'objet de discussions lors du procès en 1994.
Le magistrat a ajouté que "S'il ne suffit pas à l'accusation de poser un postulat de culpabilité pour accuser, il ne suffit pas davantage de poser un principe d'innocence pour être innocenté".
M. Davenas a affirmé avoir la conviction "qu'Omar Raddad n'a pas été la proie idéale d'une cour d'assises, qu'Omar n'est pas la construction d'un coupable", avant d'ironiser sur un dossier dans lequel la Cour est confrontée "à un salmigondis d'expertises privées aux affirmations approximatives, contradictoires ou erronées mais toujours péremptoires".
L'avocat général a conclu qu'"Au bénéfice d'Omar Raddad, il n'y a pas d'éléments nouveaux convaincants. Contre Omar Raddad, il y a des charges. Je vous demande le rejet de la requête" .
Les parties civiles demandent le rejet de la demande.

La famille de la victime reste convaincue de la culpabilité de M.Raddad. "Si on croit en l'innocence d'Omar Raddad, on croit en une mise en scène machiavélique", a estimé Me George Kiejman, le défenseur de la famille de Mme Marchal. Selon l'avocat "les expertises génétiques sont moins nouvelles que ce que Me Vergès a bien voulu nous faire croire". L'Ancien Ministre présenta devant une cour attentive, le scénario de ce dimanche 23.
Ce dimanche matin, Ghislaine Marchal est encore en peignoir lorsqu'elle descend régler dans sa cave, le dispositif d'entretien de sa piscine. Elle y est surprise par son jardinier qui lui réclame une fois de plus, une avance sur salaire. Sa patronne refuse, le ton monte, peut-être même l'insulte-t-elle. Sous l'effet de la colère et de l'humiliation, Omar Raddad frappe. D'abord avec un chevron trouvé sur place, puis avec une lame effilée, un couteau qui ne sera jamais retrouvé.
La défense souligne également que des témoins ont attesté qu'Omar Raddad s'était vu refuser avant le crime, une avance d'argent ce qui donna lieu à un violent échange verbal entre eux. L'enquête a montré également qu'Omar Raddad avait besoin d'argent pour rencontrer des prostituées et pour jouer au casino des sommes relativement importantes que ses faibles revenus ne lui permettaient pas toujours.
Me Georges Kiejman a également brocardé les "diversions, fantasmes, approximations, effets de manche, manoeuvres odieuses" de maître Vergès. "Assez de poudre aux yeux. Soit on croit possible une mise en scène, soit on ne la croit pas possible et on doit s'incliner devant l'accusation terrible de la victime qui a consacré ses dernières forces à désigner son assassin."
Il a souligné également qu'à aucun moment de l'enquête, du procès ou de la procédure de révision, il n'avait pu être démontré qu'il était possible de mettre en place de l'extérieur le dispositif utilisé pour barricader la porte.
Pour Maître Kiejman la victime a donc désigné elle-même son meurtrier : "Si on tient pour définitivement acquis que le meurtrier n'a pas pu barricader la porte et sortir, cela ferme la voie à toute tentative de révision. Est-ce qu'on a besoin d'expertises pour avoir la conviction profonde que seule madame Marchal a pu dénoncer son assassin ?" a-t-il demandé aux magistrats.
"La cour d'assises des Alpes-Maritimes ne s'est pas trompée lorsqu'elle a condamné Omar Raddad" a insisté l'avocat en soulignant qu'il n'était "pas facile de s'opposer à une innocence si tapageusement démontrée".
Le doute doit profiter à l'accusé

Maître Vergès est revenu longuement sur les failles et les insuffisances de l'enquête : "Si on croit en l'innocence d'Omar Raddad, on croit en une mise en scène machiavélique" a-t-il plaidé en expliquant à la Cour à quel point la vision des portes ensanglantées avait fait basculer le procès en 1994. "Omar Raddad veut un nouvel examen, il ne vous demande pas de l'innocenter" a rappelé Me Vergès. Il a tenté de démontrer l'intérêt des nouvelles expertises et notamment de celles concernant l'inscription en lettres de sang dont on n'est plus certain qu'elles émanent de la victime : "Qui a écrit le message? Est-ce la mourante ou est-ce un manipulateur qui a voulu égarer la justice?" demande-t-il. Il évoque également, les traces d'ADN trouvées sur les lieux du crime mais qui n'appartiennent pas à son client en faisant remarquer que le fait qu'Omar Raddad se soit soumis à une expertise génétique est un élément plaidant en sa faveur.
L'avocat a réclamé un supplément d'information pour savoir si l'ADN ne pouvait pas provenir des magistrats, experts, avocats ou journalistes qui ont pu manipuler ces portes : "Les certitudes sur lesquelles la cour d'assises à fondé sa condamnation n'existent plus. Le doute doit profiter à l'accusé et remplacer la pseudo-certitude" a estimé Me Vergès, qui a délaissé les accusations qu'il proférait à l'encontre du fils de la victime.
Quant à Omar Haddad, âgé aujourd'hui de 39 ans, il s'est longuement exprimé devant la cour se disant " prêt à mourir pour la vérité " et rappelant qu'il " avait fait 45 jours de grève de la faim qu'il avait tenté de mettre fin à ses jours en avalant des rasoirs. Puis il a présenté à la cour de façon un peu théâtrale la photo des portes : "On a dit que celui qui a fait ça devait être très fort. Oui, il est très fort. Il a tué Mme Marchal et il m'a tué moi-même et toute ma famille" a-t-il lancé. " Je vous le jure sept fois, ce n'est pas moi qui ai tué Mme Marchal. Je vous le jure que je ne suis pour rien dans cette affaire" a-t-il déclaré en levant la main droite. "Je ne vous demande pas grand chose, je veux un deuxième procès, toute la France le demande. Je sais que je pourrais être condamné à perpétuité, mais c'est moi qui prends le risque."
La décision de la Cour devrait être connue le 20 novembre prochain. Mais elle n'est pas chargée de dire si Omar Raddad est coupable ou innocent, mais simplement s'il existe un nouvel élément suffisant pour justifier un nouveau procès.
Elle peut également refermer définitivement le dossier ou encore décider d'un supplément d'enquête. Maître Vergès semblait jeudi décidé à préparer une nouvelle procédure. Il a annoncé à l'audience son intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

vendredi 11 avril 2008

la vérité sur nos vignobles

Brigitte Dussert : Faisons un tour d’horizon de la situation des vignobles français. Comment se fait-il que l’on parle relativement peu de l’Alsace ?

Patrick Dussert-Gerber : Peut-être à cause d’un snobisme idiot. C’est regrettable car, si c’est une région qui avait peu de réputation il y a une trentaine d’années, les efforts qualitatifs ont été conséquents et l’on y trouve maintenant des vins remarquables. La force des vignerons alsaciens est d’avoir su créer une gamme très diversifiée et très typée. Du vin le plus sec (attention néanmoins à ne pas trop assouplir les vins, au détriment de l’acidité) aux Sélections de Grains Nobles qui sont devenues les références de grands vins liquoreux et damnent le pion à certains autres grands vins et notamment ceux du bordelais. On peut tirer un coup de chapeau aux Alsaciens qui ont un savoir-faire indéniable et sont des commerçants avec une mentalité dynamique qui restent en contact avec le consommateur.

Brigitte Dussert : Le Beaujolais est un vin souvent décrié, et l’on ne parle souvent que du Beaujolais Nouveau ?

Patrick Dussert-Gerber : Franchement, le Beaujolais Primeur est toujours un vin que je bois avec plaisir chaque année, et c’est une performance de faire autant de bouteilles à une qualité très appréciable et d’en faire parler autant. Le Primeur est un vin de soif, d’amitié, de convivialité, et le monde entier en demande. À côté, il y a des crus remarquables : Juliénas, Moulin à Vent, Chénas… ce sont des vins très typés, on ne confond pas un Brouilly avec un Fleurie ou un Saint-Amour, cela prouve que les terroirs ont une grande importance ici contrairement à ce que peuvent dire les détracteurs de la région. Les vignerons sont également très chaleureux et font tout simplement ce qu’il faut faire, un vin à leur image.

Brigitte Dussert : On parle d’une crise à Bordeaux ?

Patrick Dussert-Gerber : Il n’y a pas de crise profonde pour les vignerons qui produisent leurs vins correctement et le vendent directement, et ceci dans toute les appellations. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pauillac racé à 25 ou 30 euros, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.

En fait, iI existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touchent les viticulteurs, la plupart étant dépendants aux prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, qui n’ont pas pris au sérieux le besoin de communiquer, trop imbus peut-être d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés, et cela va permettre peut-être d’assainir le marché. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance.

On revient à la case départ : la typicité, la qualité, des prix sages, un dynamisme commercial de chaque instant, la promotion de sa production, la vente directe aux consommateurs, les références (Guides, médailles)… sont les clés du succès. Il y a des vins exceptionnels à Bordeaux, qui sont chers et qui valent leur prix. Il y en a d’autres qui ne le valent pas, voilà tout. Et, il y a les 95% des vignerons qui pâtissent des derniers cités.

Je persiste à dire que Bordeaux doit avoir confiance dans ses vins, ne pas croire qu’il faut produire un vin qui ressemble à un vin australien, qui va plaire aux chinois, ne pas se laisser influencer par des “gourous”… on ne peut pas faire un vin global, un vin mondial, on risque de faire un vin dépersonnalisé. Il faut qu’un Pomerol sorte de la “crasse de fer”, que le Pauillac ne se confonde pas avec un Pessac-Léognan. Les producteurs qui font des vins typés à des prix relativement sages ne sont pas en crise. On ne peut pas durer dans le monde du vin si l’on ne veut que faire du business. N’importe quel vigneron digne de ce nom, de toute la France, comme un autre artisan ou un artiste, vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un grand roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des convictions. Sinon, on n’est qu’un marchand. Le vin, celui que nous défendons, ce n’est pas un produit blanc, rouge ou rosé, c’est bien plus que cela.

Brigitte Dussert : Cette crise de confiance ne se retrouve pas en Bourgogne ?

Patrick Dussert-Gerber : Non, car les Bourguignons ont fait beaucoup d’efforts promotionnels et qualitatifs en revendiquant une typicité. Lorsqu’un consommateur cherche un Pommard par exemple, il trouve (avec notre aide, car il s’agit de frapper à la bonne porte) un vin qui n’est pas surboisé, qui a de la finesse, du fruit. Les Bourguignons sont des commerçants qui sont très liés à leur clientèle, ouvrent leur porte, ne sont pas décalés par rapport au marché. Ils vendent des vins dans des gammes de prix appréciables, ils les vendent bien, et c’est tant mieux.

Brigitte Dussert : En Champagne, on assiste à un fort développement, à quoi est-ce dû ?

Patrick Dussert-Gerber : Dans le temps, il n’y avait que les grandes marques. Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les grands seigneurs de la Champagne et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

Brigitte Dussert : On parle peu des vins de Loire, pourquoi ?

Patrick Dussert-Gerber : Il y a peut-être la facilité d’être près de la capitale, et il est vrai que ce sont des vins méconnus et que les consommateurs des autres régions ne pensent pas à les déguster. Il me semble que si un vigneron de Touraine ou de Sancerre va faire goûter son vin à un provençal ou à un bordelais, il devrait séduire aisément une autre clientèle, car ces vins-là, en rouge comme en blanc, sont très plaisants, très fruités, agréables dans leur jeunesse, avec, pour certains (Chinon, Saumur-Champigny…) un beau potentiel de garde, des vins typés : on ne confond pas un Bourgueil et un Sancerre rouge. La force du Val de Loire : des prix très sages et une spécificité exacerbée, et quelques très grands vins (Pouilly-Fumé, Coteaux-du-Layon, Vouvray…).

Brigitte Dussert : En Vallée du Rhône, il existe également une grande disparité de notoriété, qu’en est-il vraiment ?

Patrick Dussert-Gerber : À l’étranger, on parle toujours des Côte Rôtie, Hermitage ou Châteauneuf-du-Pape. Il y a des bouteilles incontestables dans ces appellations, que l’on peut classer dans la plus haute catégorie qualitative. Mais il y a également Gigondas et des appellations Villages comme à Rasteau, à Visan… qui élèvent des vins remarquables et très accessibles, à partir de 7 euros, agrémentée souvent de très belles présentations.

Brigitte Dussert : Le Sud Ouest est une grande région avec beaucoup de diversité, existe-t-il une cohésion ?

Patrick Dussert-Gerber : C’est une région que j’affectionne beaucoup, il me semble que les terroirs sont particulièrement propices aux différents cépages Malbec, Petit Manseng, Tannat, Mauzac… on ne cherche pas à faire des vins à la mode. On apprécie toujours autant les Cahors ou les Madiran traditionnels par exemple, les vins ont un peu évolués, sont moins durs et c’est normal. À mon sens, ce sont des vignobles qui n’ont rien à craindre d’une concurrence internationale parce qu’ils ont une typicité propre et le consommateur apprécie ces vins à des prix très raisonnables.

Brigitte Dussert : Le Languedoc n’a-t-il pas misé sur un phénomène de renouveau et de mode ?

Patrick Dussert-Gerber : Le Languedoc n’est pas l’Eldorado, les territoires sont cernés, les appellations ont fait des efforts, mais les meilleurs terroirs sont occupés. Il manque bien sûr une identité. Certains ont fait des micro-cuvées ou des vins “modernes”. Pourtant, j’apprécie particulièrement (et défends) les vignerons qui élèvent ces vins rouges épicés et charnus (Corbières, Minervois…). Là aussi, il faut mettre en avant la spécificité des sols et les cépages locaux.

Brigitte Dussert : Y-a-t-il eu des changements en Provence ?

Patrick Dussert-Gerber : D’un point de vue climatique, la Provence est comparable au Languedoc, ces deux vignobles ont la chance d’avoir des conditions idéales pour le mûrissement de raisins sains. En-dehors de Bandol, qui a toujours eu une très bonne image, la région a connu une crise de confiance des consommateurs qui associaient le tourisme à des petits vins à déguster sur la plage, notamment les rosés. Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte, là comme ailleurs. Pour notre part, nous soutenons depuis bien longtemps de grands vins en Provence, en rouge, en rosé comme en blanc, que ce soit dans les Côtes de Provence, à Bandol ou dans les Coteaux d’Aix… Ceux-là (est-ce un hasard ?) sont liés à des terroirs qui laissent s’exprimer au mieux les cépages traditionnels de la région (Mourvèdre, Grenache, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

Brigitte Dussert : Vous n’aimez pas noter les vins…

Patrick Dussert-Gerber : Même si c’est le tout-venant, je me suis toujours refusé à “noter” un vin. C’est pour moi une négation de ce “Sang de la Terre et du Ciel” que de le ramener à l’affubler d’une note comme on le ferait pour une dégustation de petits pois. C’est oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. Mon respect pour le travail des vignerons ne m’incite pas à agir ainsi. Pour avoir du succès, pour durer, en édition comme en vins, l’image ne suffit pas, il faut du concret, du contenu. Le contenu, c’est par exemple, les Classements. Leur but n’est pas de “comparer” tel ou tel cru, mais plutôt de symboliser des “coups de cœur”. Aucun Classement n’est à comparer avec un autre, et il ne doit pas avoir de rapprochement entre une région ou une autre (voir les régions concernées).

On l’a compris, le prix n’est pas un facteur de qualité, c’est la typicité qui prime. On peut élever un vin formidable à un prix modeste et on peut tout aussi bien expliquer des prix qui semblent exorbitants si le vin le mérite. On peut aussi faire un vin “sans âme ni vertu”, sans intérêt, à 5 ou à 100 euros. Il faut aussi, et nous le faisons, être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, rencontrer, goûter, découvrir, parler, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain. En 26 ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite qui m’attire vers ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature.